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Les Amis du Feeder sont un nouveau club en Wallonie. Sa vocation est d'amener les pêcheurs curieux à la technique du feeder et de leur en montrer les finesses et la diversité. Nous ne sommes pas dogmatiques, nous ne suivons pas les règles aveuglément et voulons goûter à tous les aspects du feeder.
Afin d'ouvrir le club au plus grand nombre, nous avons 2 types de cotisations : celle pour ceux qui veulent faire de la compétition (comprenant la licence A+), à 30€, et la cotisation sans la compétition, à 15€! Les 2 formules permettent de participer aux concours intimes du club, aux activités, etc.

Venez nous rencontrer le long de nos beaux cours d'eau et étangs, ou, dans un premier temps, sur notre groupe Facebook (A voir sur l'onglet "A notre propos") !

Américaine feeder à Kinrooi - 22 avril 2017

Les Maasvissers Geistingen ont le chic pour organiser des concours sympas et que tout soit parfait. A part le temps froid et cet affreux vent du Nord qui nous a battu la face et geler les miches toute la journée, ils ont de nouveau assuré ! Une américaine au feeder, c'est toujours une drôle d'idée, mais c'est tellement plus cool à deux (en attendant mieux, comme le dit Guy Bedos). En fait, ce concours était le premier d'un week-end bien chargé, qui allait nous mener loin en dehors de notre province de Liège, à Kinrooi, au Nord, jusqu'à Neufchâteau, au Sud. Voici le compte-rendu de cette journée riche en enseignements !


Les 6 premières équipes
Nous étions 2 équipes LADF à faire le déplacement en terre limbourgeoise. On peut le dire : on aime ce plan d'eau et l'ambiance chez les Maasvissers. Il faut noter que notre 2e équipe s'étant inscrite seulement 2 semaines à l'avance, elle avait été mise sur une liste d'attente. Ces américaines ont un succès fou ! Eh bien, Jimmy Staellens des Maasvissers a contacté directement les membres de cette équipe quand elle a eu une place. Merci à lui ! Hartelijk bedankt, Jimmy !


Reprenons :) La météo du matin : 6 à 10° C pour la journée. Aaaahh, je vais pouvoir ne prendre que ma salopette de pluie me dis-je avec plaisir. Et, en effet, au RDV à Hermalle-sous-Argenteau, il fait frais mais sans plus. J'y retrouve les 2 Alain (Bangels, avec qui je fais équipe, et Legot, qui a pour partenaire ...), Michaël Meert et la bonne humeur habituelle. On se boit vite un café au Point Chaud, puis on démarre direction Geistingen. Ce magnifique plan d'eau n'est vraiment pas assez loin que pour ne pas y aller et, si cela vous chante, la Meuse mitoyenne à Maaseik est également splendide et naturelle ! J'ai étudié soigneusement les résultats du concours précédent, vu que les numéros de place sont fixes. Alain tire et c'est le 122. Bof, bof, bof, une place capot ou presque au précédent concours. Michaël tire, lui, le 90. Le temps de se souhaiter bonne merde, nous voilà partis. Notre place est à la pointe du "champignon" et il y a des tas de gravier dans l'eau à 40 mètres. C'est un fond très spécial et, quand le poisson rentre, ces places peuvent être très productives ... mais pas quand il fait froid ! Car, oui, assis sur mon panier, avec un vent fort du Nord en pleine face, les 6-10 degrés prévus sont bien loin ! Je dirais même plus, c'est plus près de 0 que d'autre chose. Misère !
Je sonde méticuleusement pendant qu'Alain s'occupe de l'amorce. Le fond est singulier : il chute très vite vers 15 mètres (et cause des accros à la récupération), plonge jusqu'à 24-25 mètres de distance, puis commence à remonter vers 27-28 mètres. Là, on passe certainement de 6-7 mètres de profondeur à à peine 2 mètres en peu de distance. C'est étonnant, mais normale dans une gravière toujours exploitée. Je choisis de faire un coup vers 18 mètres et un autre à la cassure suivante, soit vers 27.5 mètres.
Vu qu'il y a beaucoup de plaquettes et de brèmes, accompagnées de gardons, l'amorce est foncée, relativement pauvre, mixée avec de la terre et sucrée à souhait. Nous avons prévu de la fourrer au fouillis, aux casters et aux vers de terreau. C'est très classique et efficace. Nous déposons donc au coup de trompe (énorme à Geistingen et branchée sur un compresseur, c'est impressionnant et très efficace pour réveiller les morts) un joli lit d'esches sur nos 2 coups. En fait, la mâtinée, à part chercher le rayon de soleil et se couper du vent pour avoir moins froid, nous n'avons pas été dérangés par les poissons. Oui, pas une touche ! Je pêche pourtant très fin malgré les moules (10.5/100 fluoro avec un hameçon fin de fer en 18) et ma canne MS Range Ultra Light Multi est munie d'une scion de 1oz.
La pause de midi arrive comme une délivrance, Alain partant se réchauffer dans sa voiture et, moi, marchant jusqu'à la buvette pour y déguster un burger et y boire une petite bière (ne le dites pas à ma mère, elle croit que je ne bois que de l'eau ou du café :) ). J'y retrouve Alain et Michaël, eux aussi dépités. Notre discussion nous a presque fait oublié qu'il fallait reprendre la pêche à 13h et j'arrive à ma place au coup de trompe. 
La pause a fait du bien et le soleil vient nous chauffer les côtes. Je décide de revenir à 27.5 mètres après qu'Alain a pris une jolie rousse. Je vais y prendre de très beaux gardons, dont 2 qui dépassent les 500 grammes. Malheureusement, nos voisins, qui avaient déjà touché de la brème au matin, nous assomment définitivement. Les brèmes ne sont jamais rentrées chez nous et, si nous battons les 2 ou 3 équipes à notre gauche, nous ne faisons pas mieux qu'une 4e place de secteur (21e au général), battus par des brèmes. C'est la vie et on ne se plaint pas, car d'autres équipes ont terminé capot ! De leur côté, Alain et Michaël ont fait une superbe remontée avec des brèmes au large et terminent 3e de secteur et 14e au général ! Félicitation, les camas !
Ma conclusion ? Eh bien, on reviendra, c'est certain, car on l'aime, cette gravière !


Le classement complet est ici !