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Les Amis du Feeder sont un nouveau club en Wallonie. Sa vocation est d'amener les pêcheurs curieux à la technique du feeder et de leur en montrer les finesses et la diversité. Nous ne sommes pas dogmatiques, nous ne suivons pas les règles aveuglément et voulons goûter à tous les aspects du feeder.
Afin d'ouvrir le club au plus grand nombre, nous avons 2 types de cotisations : celle pour ceux qui veulent faire de la compétition (comprenant la licence A+), à 30€, et la cotisation sans la compétition, à 15€! Les 2 formules permettent de participer aux concours intimes du club, aux activités, etc.

Venez nous rencontrer le long de nos beaux cours d'eau et étangs, ou, dans un premier temps, sur notre groupe Facebook (A voir sur l'onglet "A notre propos") !

Challenge Sensas Feeder Tech - le 23 avril 2017 au lac de Neufchâteau

Ce week-end des 22 et 23 avril a été bien occupé, ça, on peut le dire. Samedi à Kinrooi, je suis tombé endormi dans mon lit à 21h20. C'est très inhabituel pour moi, animal nocturne. C'était pourtant nécessaire, vu que j'avais RDV avec Michaël Meert à 6h30 le dimanche matin ! Notre destination était le lac de Neufchâteau, pour la manche belge du Challenge Sensas Feeder Tech ! Nous n'étions pas les seuls des LADF et un autre convoi partait de Sprimont. En route vers de nouvelles aventures !
Comme je le dis toujours, il faut aller s’entraîner ou aller espionner sur un secteur avant d'y faire une compétition. C'est assez nécessaire pour se faire une idée, mais les infos qu'on en retire ne doivent assurément pas être prises comme vérité absolue, car la pêche est toujours très changeante. C'est exactement ce qui nous est arrivé ce dimanche 23 avril. 
En effet, le mercredi précédant la compétition, j'étais allé m'entrainer à Neufchâteau. Je n'étais pas seul : Michaël avait fait le déplacement et nous étions attendu par Jean-Marc, un ami historien, pêcheur et local. Nous avions été accueillis par un vivifiant -0.5°C. L'Ardenne, quoi ! Michaël n'avait pris que des gardons, puis une tanche tardive, Jean-Marc idem et, moi, je n'avais pas arrêté de prendre des carassins et des carpeaux, à toutes les distances et avec n'importe quelle esche. Et pas la moindre brème ! Mouais, amusant, mais pas très instructif tout ça ! 
Je m'en remettais donc à d'autres informations collectées ici et là. Je savais par contre quel type de scion utiliser et j'avais une idée de choix tactique en tête.

Le tirage du matin m'a fait hériter du 25, en rive droite du lac, là où souvent les brèmes donnent. Je suis dans un secteur de pointe (le 30) et je crains un peu que les carpeaux de la fois passée ne favorisent ladite pointe. D'expérience, certains me disent que c'est la bonne partie du secteur. Bon, il faut pêcher !
J'ai préparé 2 amorces : l'une pour le gardon, foncée, active, et l'autre, pour la brème et les gros poissons, plus consistante (avec 30% de Boilieman Method Green), mais toujours assez foncée. Le tout est bien sucré, comme à mon habitude.
Mes esches sont axées sur les vers de terreau, très efficaces ici, les casters, toujours parfaits pour sélectionner les gros poissons, le fouillis, qui n'a pas son pareil pour attirer vite le poisson, le maïs et les asticots.
J'ai trouvé 2 coups susceptibles de bien fonctionner : le premier à 20 mètres à peine (petit creux qui pourrait retenir du poisson) et le second à 52-54 mètres, un peu plus profond également.

Mon matériel est sensible, mais assez puissant pour affronter les gros poissons de Neufchâteau : ma canne pour le coup proche est une MS Range Ultra Light 300 + scion de 0.5oz, montée avec un moulinet rempli de tresse 8/100, d'une tête de ligne de 3m en 24/100. Ma canne pour aller loin est la toute nouvelle Ultra Light Multi 365-395 + scion de 1oz, montée avec un moulinet Pro Feeder II 5000 rempli de tresse 10/100 et d'un arraché en 26/100.

Je ne me plains pas souvent, mais mon début de pêche, d'abord très favorable (1 bel ide à 52 mètres après 10 minutes), est en train de devenir affreux ... de ma faute : un gros feeder d'amorçage qui casse et part avec la tête de ligne, oui, je n'ai pas encaissé le choc sur le line clip ; le nœud de la torsade de l'arraché qui casse parce que je n'ai pas changé ledit arraché, qui avait déjà servi 3 fois (dont le jour avant à Kinrooi) ; la casse du mon arraché avec le scion de 1oz sur un lancé raté ... Certainement la fatigue du jour précédent. Enfin, ce type de bêtise ne m'arrivera plus.
Bon, tout en jurant copieusement, je remonte mon arraché et je me reconcentre. En fait, tout n'est pas si mal, car j'ai pris 2 très grosses brèmes et une jolie tanche sur le coup proche. Théoriquement, je suis en tête de mon secteur. Je le sens, je le sais ... et je tombe dans le panneau de l'excès de confiance ! Mazette, croire que la pêche est pliée, vu que plus personne ne prend plus rien, c'est une erreur terrible. Je reste donc à 20 mètres, pendant que mon voisin de gauche, jusqu'alors invisible, touche sa première brème à +/- 40 mètres, puis une autre et encore une autre, ... Je me décide 3 poissons trop tard à revenir à 52 mètres. Je terminerai en boulet de canon, sauvant la 2e place de secteur avec une tanche dans les 2 dernières minutes. Il a tactiquement très bien pêché, mais j'ai le sentiment de ne pas avoir fait tout ce que je devais. Quand les eaux sont froides et que le poisson ne bouge pas énormément, les va-et-vient entre 2 coups ne sont pas productifs et il faut rester au moins 6-7 lancers sur l'un avant de passer à l'autre. Mea culpa !

Je n'en demeure pas moins heureux du résultat (5e au général et qualifié pour la finale du Sensas Feeder Tech) et j'ai appris de cette pêche : il faut partir gagnant, mais ne jamais se croire vainqueur ; fouillis et casters, souvent les clés pour la brème ; préparer son matériel, c'est aussi changer des lignes apparemment bonnes, mais déjà utilisées !

Les Amis du Feeder se sont distingués sur cette compétition avec les 2e places de secteur de Damien Heusschen et de Dylan Cortis ! Félicitation à tous pour votre esprit !

Les résultats complets sont ICI !